LES PANIERS DE L'ESCATTES

Blog de l'AMAP de St Etienne d'Escattes. Souvignargues

 

Distribution gratuite de compost : 21 octobre 14 octobre 2017

Classé dans : ACTUALITES — paniersdelescattes @ 11:19

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Samedi 21 Octobre 2017
de 9h à 12h et 14h à 17h
à la Déchetterie intercommunale de VILLEVIEILLE
route de Junas

Organisation : CIVAM Humus du Vidourle et Communauté de communes du Pays de Sommières

Ce compost a été réalisé par des agriculteurs du territoire à partir des déchets verts déposés dans les déchetteries.
Sont concernés les habitants des communes de Sommières, Villevieille, Aujargues, Calvisson, Combas, Cannes et Clairan, Congénies, Crespian, Fontanès, Junas, Lecques, Montmirat, Montpezat, St Clément, Salinelles et Souvignargues.

Les habitants intéressés devront se munir d’une pelle et d’un contenant (poubelle, remorque…). Ils pourront également récupérer du broyat de déchets verts (sans limite de volume) pouvant être utilisé comme paillage.

 

 

C’est parti pour la saison d’hiver ! 14 septembre 2017

Classé dans : ACCUEIL — paniersdelescattes @ 19:17

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La  saison d’hiver de l’Amap a débuté début octobre, et se poursuit jusqu’à fin mars, soit une durée de 6 mois.              

 L’ amap  » Les Paniers de l’Escattes » propose à ses adhérents une livraison hebdomadaire d’un panier de légumes, mais aussi d’oeufs ,  de pain ,   ainsi qu’une livraison ponctuelle de poulets. Des ventes ponctuelles de vin, bière, viande ou autres produits peuvent être proposées .

Tarifs  :

 Panier de légumes : 10 euros  ( Bruno Planzziol Lecques)

Oeufs : 2,50 euros les 6  : 5 euros les 12  ( Raphaëlle Scott Sommières)

Pains : 2,50 le  pain  ( Philippe Bernard Calvisson)

Poulets : 10,50 euros le kilo  , soit un prix moyen de 19 euros par poulet  ( Bruno Lorthiois, Vauvert )

 

Si vous souhaitez recevoir les nouveaux contrats , ou pour tout autre renseignement :

 n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante : lespaniersdelescattes@gmail.com

 

 

 

Planning des permanences Octobre 2017 à Mars 2018 17 avril 2017

Classé dans : ACTUALITES — paniersdelescattes @ 15:35

Permanences d’octobre 2017 à fin mars 2018

2 personnes par permanence 19h30 -20h

 

1 4 octobre  

Claudine

 

2 11 octobre  

Nathalie

 

3 18 octobre  

Jenny

 

4 25 octobre  

Florence

Anne Laure

5 1er novembre  

Emilie

 

6 8 novembre  

Nathalie

 

7 15 novembre  

Claudine

 

8 22 novembre Pas de pain

Véronique

 

9 29 novembre Poulets

Pas de pain

Elisabeth

 

10 6 décembre Pas de pain

Dominique

 

11 13 décembre  

Anne

Rosine

12 20 décembre  

Anne

Rosine

13 10 janvier  

Emilie

 

14 17 janvier  

Elisabeth

 

15 24 janvier Poulets

Dominique

 

16 31 janvier  

Sylvie

 

17 7 février  

 

 

18 14 février  

 

 

19 7 mars  

Jenny

 

20 14 mars  

Véronique

 

21 21 mars Poulets

Florence

Anne Laure

22 28 mars  

Sylvie

 

 

 

 

Cyril Dion : « Il y a un énorme besoin d’espoir pour l’avenir » 16 février 2016

Classé dans : ARTICLES ET LIENS UTILES — paniersdelescattes @ 18:22

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Cyril Dion : « Il y a un énorme besoin d’espoir pour l’avenir »

Le Monde.fr | 16.02.2016 à 20h28 • Mis à jour le 17.02.2016 à 08h05 | Par Audrey Garric et Pascale Krémer

C’est un succès aussi phénoménal qu’inattendu. Demain, le film du militant écologiste Cyril Dion et de l’actrice Mélanie Laurent, qui recense les initiatives susceptibles de sauver la planète, a été visionné par plus de 650 000 spectateurs depuis la sortie en salles, le 2 décembre 2015. Dans un chat au Monde, Cyril Dion revient sur la portée du documentaire, et comment les citoyens peuvent s’engager à leur niveau pour faire bouger les choses.

Cyril Dion, qui travaille à un nouveau film, précise que Demain, actuellement encore à l’affiche, passera sur France 2 en décembre 2017. Il sera disponible en DVD et VOD en juin de cette année.

Béa85 : Mille mercis à vous et à votre équipe pour ce merveilleux documentaire. Avez-vous conscience d’avoir soulevé une vague de personnes prêtes à agir pour demain ? Allez-vous utiliser ce mouvement par rapport à votre film pour créer une communauté afin d’aller plus loin dans l’engagement ?

Merci à vous. Le nombre de personnes qui vont voir le film et ont envie d’agir est impressionnant. J’ai déjà créé un mouvement, il y a neuf ans, avec Pierre Rabhi, dans cet objectif-là (Colibris), donc je ne vais pas recommencer. L’idée est de capitaliser sur ce mouvement, et sur d’autres déjà existants, pour les faire grandir.

Béné nut : J’ai participé au financement du film et lors des projections que j’ai organisées et auxquelles j’ai participé. J’ai été heureuse de l’enthousiasme individuel et collectif qu’il déclenchait. En écrivant, en tournant, en montant ce film, pensiez-vous être un remède à la mélancolie ?

 

Notre objectif était vraiment de faire un film qui, au contraire de la plupart des autres documentaires sur ce sujet, donne de l’espoir, suscite de la créativité, provoque de l’enthousiasme. C’est de cela que nous allons avoir besoin dans les décennies qui viennent pour faire face à tous les défis écologiques, économiques et sociaux. Si cela marche, nous sommes ravis.

Un électeur : Les thématiques abordées rencontrent un écho fantastique dans la société civile mais je ne vois aucune résonance dans la classe politique. J’ai cru comprendre que vous réfléchissiez à la manière « d’imposer » ces thématiques dans le débat en vue de la présidentielle de 2017. Qu’en est-il vraiment et sous quelles formes l’envisageriez-vous ?

Lionel : Dans votre film, vous abordez le lien entre écologie, éducation et régulation démocratique. Quand on voit le paysage politique français, que peut-on faire pour changer les choses ?

Le propos du film est de dire qu’il faut arrêter d’attendre que les élus réalisent les changements majeurs dans la société. Aujourd’hui, les élus nationaux ont relativement peu de pouvoir. On le voit avec les velléités du ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, d’aller vers l’agroécologie, mais qui n’aboutissent pas. On le voit avec l’incapacité du président américain, Barack Obama, à faire passer sa réforme sur les armes. Et on pourrait continuer la liste à l’envi.

Pour que la démocratie fonctionne bien, elle a besoin que les citoyens coopèrent davantage avec leurs élus. Franklin Delanoo Roosevelt avait coutume de dire aux syndicats, qui lui demandaient de prendre des mesures, pendant la Grande Dépression : « Maintenant descendez dans la rue, et obligez-moi à le faire. » Pour changer vraiment les choses, il faut à la fois que la population se mobilise et mette la pression sur les élus, et que de nouveaux élus émergent pour porter ces idées nouvelles.

Aujourd’hui, nous assistons à une forme de défiance face à la politique, alors qu’il n’a jamais été aussi nécessaire de voir de nouvelles personnes s’engager pour porter des idées nouvelles, pour modifier les institutions et construire une démocratie qui fonctionne réellement.

Ju : Un film très enthousiasmant, une sorte de feel good movie de la vraie vie (et sans Hugh Grant !), mais que faire après l’avoir vu ? Comment devenir acteur du changement quand on est jeune, à Paris, motivé mais sans trop d’outils à disposition pour agir ? Avez-vous pensé à une sorte de guide pratique ?

Sur le site Internet du film, il y a déjà pas mal de propositions. Sur le site de Colibris, il y a toute une page de fiches pratiques pour lancer des initiatives. Et nous avons publié un livre chez Actes Sud, qui s’appelle également Demain, pour approfondir toutes les thématiques du film et faciliterl’engagement.

Anthony S : Les élus nationaux n’ont pas de pouvoir pour faire avancer les choses. Toutefois les maires sont plutôt bien placés pour suivre le mouvement des citoyens déterminés. Les soutiens de Colibris ont par exemple bombardé d’e-mails le conseil municipal deStrasbourg afin de l’inciter à voir le film. Des municipalités françaises vous auraient-elles fait part de projets ?

Effectivement, nous pensons vraiment que l’échelle locale est très intéressante pour amorcer des changements d’envergure. J’ai été contacté par la ville de Grenoble et par d’autres acteurs sur des projets qui impliquent à la fois les élus et les citoyens : on peut citer la régie locale d’énergie à Dreux, qui souhaite lancer des projets de production d’énergie renouvelable sur le territoire, la ville de Strasbourg, où la monnaie locale, le stück, se développe grâce aux Colibris, à des acteurs associatifs et à la bienveillance de la mairie, ou encore Paris, avec qui nous allons organiser une projection au mois d’avril. Notre problème, actuellement, est plutôt de ne pas arriver à répondre à toutes les demandes, ou même de ne pas pouvoir lire tous les messages qui nous parviennent (environ 100 par jour).

Tao : Beaucoup de personnes ont fait des reportages et des conférences portant sur les mêmes grandes questions de fond, primordiales pour notre avenir, et ce bien avant la réalisation de Demain. Pourtant, je ne crois pas avoir déjà entendu parler d’un quelconque résultat vraiment conséquent jusqu’à aujourd’hui. Contrairement à toutes ces interventions et tous ces reportages, comment et pourquoi expliquez-vous que Demain ait pris une si grande ampleur ?

Les gens sont plus mûrs pour agir : cela fait des années qu’ils entendent parler de tous ces sujets. Il y a un besoin d’agir. Le paysage des crises s’aggrave. A force d’entendre parler du chômage, du Front national, du terrorisme, il y a un besoin énorme d’espoir pour l’avenir, de se dire que tout n’est pas perdu. On a également cherché à faire une forme cinématographique qui soit vraiment un film, avec une vraie narration, de la musique, un travail sur l’image et la photo. Peut-être que cela donne envie aux gens d’aller au cinéma pour passer un bon moment, et pas seulementapprendre des choses.

Antoine R : « Demain c’est loin », disait le poète, mais quand on regarde le film on a hâte d’y être. Ce film devrait figurer dans les manuels des écoles primaires et d’ingénieurs. Avez-vous été approché par l’éducation nationale ?

C’est le contraire, c’est nous qui avons contacté l’éducation nationale pour leur demander de soutenir le film auprès des enseignants, ce qu’ils ont refusé de faire : d’abord parce que nous nous y sommes pris trop tard, mais surtout, parce que certaines des thématiques ou initiatives du film leur ont semblé aller contre le programme, particulièrement les monnaies complémentaires. A contrario, plus de 2 000 enseignants ont déjà vu le film et plusieurs dizaines de milliers d’élèves, principalement de lycées, également. L’initiative est plutôt venue du terrain, comme d’habitude.

Juste une précision pour les parents qui voudraient emmener leurs enfants : le film est en partie sous-titré et fonctionne bien à partir de 14 ans.

Léa52 : J’ai vu le film hier soir et j’en suis encore énormément touchée. Il met une claque, mais une claque pleine d’espoir. Pensez-vous que le film puisse avoir un impact, même faible, sur notre système politique ou économique ? Est-ce que le film est diffusé mondialement ?

Avoir un impact, c’est tout ce que nous espérons. Le film peut être utile de différentes façons : en montrant des initiatives et en donnant envie à des personnes (élus, entrepreneurs, citoyens) de les mettre en œuvre là où elles vivent, mais aussi en participant à proposer un nouvel imaginaire. Comme nous le disait l’économiste et entrepreneur bangladais Mohammad Yunus pendant le tournage, « nous avons commencé par imaginer aller dans l’espace avant de mettre en œuvre les moyens d’y parvenir ». L’imaginaire est quelque chose de très puissant chez les êtres humains, qui sont aussi irrationnels que rationnels.

Quant à la diffusion à l’international, le film est déjà sorti en Suisse, en Belgique et en Pologne. Il va sortir en avril en Espagne, en mai en Allemagne et au Japon, en Algérie, au Maroc. Nous sommes en discussion avec les Etats-Unis, le Canada, l’Italie, la Suède et des pays d’Amérique du Sud.

Romy D : Compte tenu de l’effet que votre film a suscité chez des personnes qui ne sont pas nécessairement sensibles aux thématiques de l’environnement, ne serait-il pas intéressant de le rendre disponible en streaming gratuitement pour toucher encore plus de monde, à l’instar du film Home de Yann Arthus-Bertrand ?

Contrairement à HomeDemain n’était pas pré-financé et a donc besoin d’engranger des recettes pour payer l’ensemble des personnes qui ont travaillé ou pris des risques financiers sur le film (comme Mélanie Laurent et moi-même). Par ailleurs, nous tenions absolument à ce que le film vive en salle. C’est très différent d’avoir plusieurs centaines de personnes qui partagent une expérience et peuvent ensuite échanger, se rencontrermonter des projets, que de voir le film seul derrière son écran. Pour nous, le cinéma a également un rôle de lien social qu’il faut préserver. Pour autant, le film passera sur France 2 en décembre 2017. Il sera disponible en DVD et VOD en juin de cette année, et finira inévitablement par être piraté sur Internet…

Dominique : Pensez-vous que l’agriculteur urbain est appelé à devenir une vraie figure de l’écologie ? Croyez-vous que les villes seront un jour autosuffisantes et les agriculteurs urbains des professionnels ?

A part aux Etats-Unis, où le nombre de terrains disponibles dans les villes est énorme, l’agriculture urbaine ne peut pas à elle seule prétendre nourrir la population des villes. Elle a, à mon avis, un rôle de lien social, de reconnexion avec la nature et les pratiques agricoles, et de pédagogie. Pour autant, dans des villes comme Todmorden, en Angleterre, où est né le mouvement des Incroyables comestibles, ce sont essentiellement les producteurs autour des villes qui fournissent l’essentiel de l’alimentation. L’un des personnages de Demain nous confiait qu’il faudrait, dans le futur,développer l’agriculture partout, dans les villes, à leur périphérie et dans les campagnes qui les entourent.

Christine 36 : Certaines thématiques du film posent des assertions, comme par exemple : l’agriculture productiviste ne nourrit pas l’humanité, contrairement aux petits producteurs. Pourriez-vous développer dans une suite à ce film ? La monnaie est créée par les banques à partir des emprunts. Donc ne repose sur aucun avoir tangible. Pourriez-vous développer aussi ?

Ce que nous disons dans le film, c’est que 70 % de la nourriture consommée sur la planète est produite par de petites exploitations. Ce sont les chiffres de l’ONU. Les grandes exploitations produisent énormément de matière agricole qui peut être utilisée pour nourrir le bétail, faire des agrocarburants, ou servir à l’industrie, mais produisent en réalité peu de ce qui nous nourrit. Aider les petites fermes à augmenter leurs rendements grâce à des méthodes participant à régénérer les écosystèmes a le multiple avantage d’être bon pour la planète, de permettre aux agriculteurs devivre de leur métier et de limiter le transport de la nourriture et l’utilisation d’intrants chimiques.

Quant à la monnaie, sa création repose bel et bien sur des avoirs. Schématiquement, pour qu’une banque puisse prêter un, il faut qu’elle dispose d’un dans ses coffres. Mais il existe le phénomène du coefficient multiplicateur de la monnaie : si votre banque a créé 10 000, quand vous avez emprunté pour acheter une voiture, vous allez donner ces 10 000 à l’acheteur, qui va les déposer dans sa banque, ce qui permettra à cette dernière de créer elle aussi 10 000 qui n’existaient pas auparavant. Ce processus va se répéter (prêts, dépôts, et à nouveau crédits), tant et si bien que les calculs montrent qu’avec un, il est fréquent de créer environ six qui n’existaient pas. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, les pièces et les billets créés par les banques centrales ne représentent environ que 15 % de la monnaie en circulation dans la zone euro.

AlRod : A quand Demain 2 ? Rien qu’avec vos chutes, vous devez avoir de la matière.

Anthony S : Les bénéfices du film, de la vente de livres, de DVD serviront-ils à la production d’un nouveau film avec plus de moyens (le temps semblait manquer) ou au financement de projets en France ?

Avec la matière que nous n’avons pas utilisée, nous essayons de lancer une série de 5 épisodes de 52 minutes à la télévision. Nous attendons les réponses des chaînes. France 5 et Arte ont déjà manifesté un certain intérêt. Effectivement, nous avions dit qu’avec une partie des bénéfices du film, nous réinvestirions dans d’autres projets. Personnellement, je suis en train d’écrire un film sur le type de révolution démocratique que nous pourrions connaître dans les dix à vingt années qui viennent pour que les initiatives de Demain se généralisent rapidement.

 

Découvrez le site Demain , le film   : http://www.demain-lefilm.com/

ainsi que la page Facebook : https://www.facebook.com/demain.lefilm/

 

 

 

Que faire après les révélations de « Cash Investigation » sur l’agriculture qui tue ? (Anne – Sophie Novel ) 3 février 2016

Classé dans : ACTUALITES — paniersdelescattes @ 16:39

Si vous faites partie des téléspectateurs du documentaire de « Cash Investigation » diffusé mardi 2 février sur France 2, vous devez sans doute vous demander comment limiter la quantité d’intrants chimiques dans votre alimentation et votre environnement. Voilà quelques solutions…

 Se renseigner

L’enquête de Cash Investigation, fort percutante, vous a peut-être ouvert les yeux sur un phénomène dont on ne mesure pas encore l’ampleur exacte. Plusieurs enquêtes ont déjà été menées sur le sujet, et je ne peux que vous recommander d’approfondir ce que vous avez découvert avec d’autres ouvrages.

Historiquement, c’est à l’américaine Rachel Carson que nous devons la première dénonciation des effets des pesticides sur notre environnement, dans un ouvrage facile d’accès, Un printemps silencieux. Ses craintes se révèlent justifiées aujourd’hui, malheureusement…

Capture d'écran 2016-02-02 22.24.57Viennent ensuite les écrits d’un grand spécialiste du sujet, qu’on voit d’ailleurs dans le documentaire, François Veillerette, président duMouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures. L’un de ses premiers ouvrages, paru chez Terre Vivante en 2002, s’intitule « Pesticides, le piège se referme ». Le plus médiatisé fut celui qu’il a co-écrit avec Fabrice Nicolino, chez Fayard (Pesticides, révélations sur un scandale français). Et vous pouvez aussi embarquer au passage celui qu’il vient de co-écrire avec la journaliste Marine Jobert, chez Buchet Chastel, au sujet de la menace invisible que constituent les perturbateurs endocriniens.

Notre poison quotidien, de Marie Monique Robin, diffusé sur Arte en 2013(extrait ci-dessous) et accompagné d’un ouvrage aux éditions la Découverte, constitue aussi une enquête remarquable sur la question.

A voir également : Nos enfants nous accuseront, de Jean-Paul Jaud ou bien encore Solutions locales pour un désordre global, de Coline Serreau.

A lire aussi : les ouvrages de l’agronome Jacques Caplat, parus chez Acte Sud, sur l’agroécologie et les modèles agricoles de demain.

Si vous souhaitez vous renseigner de manière plus sommaire, allez sur le sitePesticides non merci et surtout sur Générations Futures ou sur le site de Greenpeace.

Vous pouvez également participer fin mars à la semaine sans pesticides.

S’alimenter autrement

Que faire après les révélations de « Cash Investigation » sur l’agriculture qui tue ? (Anne - Sophie Novel ) dans ACTUALITES 603_labelac

Label Agriculture Chimique – EcoSapiens

Manger bio, local et de saison… tel est l’un des meilleurs conseils à donner. Lorsque cela est local vous pouvez vous assurer de la provenance du produit, de son mode de production : dans une logique de circuit-court, on peut facilement interroger un paysan et lui demander comment il cultive sa terre et traite ses bêtes ! Lorsque cela est de saison cela vient logiquement de moins loin, pollue moins, offre plus de garantie en termes de circuit alimentaire. Et bien sûr, lorsque cela est d’origine biologique et certifié comme tel, cela vous offre la meilleure garantie qui soit d’être en présence d’un produit bon, propre et juste, issu d’un mode de production naturel.

Pour aller plus loin sur ces sujets avec des conseils et des sites pratiques, rendez-vous sur les liens suivants :

Concernant la qualité de l’eau du robinet, consultez cette carte. Et si vous avez encore des doutes, il existe des filtres à installer directement sur le robinet, très pratiques.

Pour faire pression sur les décideurs, signez donc la pétition d’Agir pour l’environnement pour obtenir l’intégration d’une alimentation de proximité issue de l’agriculture biologique en restauration collective.

Et n’hésitez pas à soutenir voire financer des projets qui participent à la création d’une autre agriculture, tels Fermes d’Avenir ou Blue Bees.

Envisager les choses plus largement

Cash Investigation insiste sur la pollution de l’air par les pesticides, qui n’est pas réglementée encore. Il existe des associations qui militent sur ce sujet de la pollution de l’air, n’hésitez pas à les solliciter et/ou les soutenir.

Pensez aussi aux autres produits de votre quotidien : cosmétiques, plastiques, etc. Ils contiennent nombre de produits chimiques. Pour aller plus loin :

Si vous avez la chance d’avoir un jardin, changez vos pratiques !

Pour vous rassurer, sachez que changer ses habitudes est souvent moins difficile qu’on ne se l’imagine… et quand on parle d’imaginaire, allons donc voir le film Demain au cinéma. Je vous en avais parlé ici lors du lancement de sa campagne de crowdfunding, et ce documentaire positif est en train de devenir un phénomène de société !

Cet article n’étant pas exhaustif, si vous avez d’autres suggestions n’hésitez pas à les partager en commentaires !

Anne-Sophie Novel / @SoAnn sur twitter

Les éditions Les Arènes/France2 ont publié un ouvrage qui retrace l’enquête du documentaire. Ce « Cash Investigation » est aussi disponible en Replay, et la carte issue des chiffres qu’ils ont obtenus en exclusivité disponible en suivant ce lien.

Article publié  le 03/02/2016 dans le blog  » Même pas mal » , site Le Monde.fr

 

 

 

Pierre Rabhi : « La COP21 ne s’attaque pas aux sources des déséquilibres » (Article du Monde : http://www.lemonde.) 28 octobre 2015

Classé dans : ARTICLES ET LIENS UTILES — paniersdelescattes @ 21:15

Entre deux conférences, la promotion de ses derniers livres et la rédaction d’un manifeste, prélude au lancement d’un forum citoyen, Pierre Rabhi nous a reçus chez lui, à Montchamp, hameau paisible d’Ardèche. Le paysan-philosophe de 77 ans, chantre de l’agroécologie, ne se fait guère d’illusion sur l’issue de la COP21 et appelle à quitter le culte de la croissance indéfinie. L’agroécologie qu’il défend promeut, entre autres pratiques agricoles, la pluriculture, le compostage ainsi que la recherche de complémentarité entre espèces, et cherche à intégrer l’ensemble des paramètres de gestion écologique de l’espace cultivé tels qu’une meilleure utilisation de l’eau, la lutte contre l’érosion, la réintroduction des haies, le reboisement et la biodiversité.

Pierre Rabhi, figure de l'écologie et de l'altermondialisme, en 2010, à Paris.

Dans un mois, les dirigeants de 195 pays se penchent sur le futur de la planète. Qu’attendez-vous de la Conférence de Paris sur le climat ?

Pierre Rabhi Il ne sortira rien de cette énième grand-messe. J’ai du mal à croire que les changements structurels nécessaires y soient actés. Il faut entrer dans une nouvelle ère, celle de la modération : modération de la consommation et de la production. Les Etats vont-ils décider d’arrêter la pêche industrielle et l’agriculture intensive, et ainsi cesser de piller les océans ou la terre ? Vont-ils réfléchir à un juste partage des ressources entre Nord et Sud ? Je n’y crois pas. Or il y a urgence, car ce n’est pas la planète qui est en danger mais l’humanité. La Terre, elle, en a vu d’autres. Ce que je reproche à la COP21, c’est de faire croire que ces discussions permettent de résoudre les problèmes, alors qu’on ne s’attaque pas aux sources des déséquilibres. C’est le même travers que celui de l’humanitaire, qui consiste à être généreux envers des personnes que le modèle a rendus indigents.

Pourtant, mi-octobre, l’organe de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture et le ministre français de l’agriculture ont déclaré que la sécurité alimentaire devait jouer un « rôle central » dans les discussions de la COP21…

La problématique de l’alimentation est majeure et n’est pas, en effet, traitée comme il se doit. Au Nord, l’alimentation est de plus en plus frelatée, la façon de la produire est destructrice de sols et d’environnement ; au Sud, les peuples souffrent de pénurie chronique. Il faut donc une remise en question complète de notre modèle. Vont-ils l’aborder sous ce prisme ?

image: http://s1.lemde.fr/image/2015/10/28/534×0/4798620_6_9c5b_le-paysan-retraite-et-ecologiste-pierre_36038f54140bf16edafa0898855fd624.jpgLe paysan retraité et écologiste Pierre Rabhi, en 2011 dans son jardin de la ferme de Montchamp, près de Berrias-et-Casteljau (Ardèche).

L’agroécologie est davantage présente dans les discours et même incluse dans la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, adoptée en France. Mais au lieu de vous réjouir, vous craignez, dans votre dernier livre, qu’elle soit récupérée, dévoyée…

Cela fait des années que nous travaillons avec Terre et Humanisme [association créée par Pierre Rabhi il y a vingt et un ans] pour diffuser l’agroécologie, dont on parle maintenant comme étant la meilleure façon de produire. En 1981, lors de notre expérience au Burkina Faso, nous montrions déjà que cette approche était la solution pour des paysans qui avaient appauvri leur sol en utilisant des engrais chimiques et opté pour la monoculture pour se plier aux lois de la mondialisation. Grâce à l’agroécologie, ils ont pu retrouver leur autonomie alimentaire. Alors évidemment, je me réjouis de cette reconnaissance. Mais, dans le même temps, quand je vois des multinationales, des groupes agroalimentaires se référer à l’agroécologie, oui je m’interroge. L’agroécologie, ne se résume pas à des techniques, mais répond à une éthique de vie qui consiste à préserver la terre en tant que patrimoine. Un parallèle peut être fait avec l’engouement actuel pour le bio.

C’est-à-dire ?

Le bio, c’est très bien, mais on peut manger bio et… exploiter son prochain, ce n’est malheureusement pas incompatible. Ce que je veux dire, c’est que tous les beaux mots, bio, COP21… tout cela ne sert à rien si nous ne travaillons pas à une alternative, si l’humain n’entreprend pas un travail d’introspection, car le problème est en nous. Il faut évoluer, quitter le culte d’une croissance indéfinie, du toujours plus, de cette accumulation de biens, qui ferait prétendument notre bonheur. La consommation d’anxiolytiques et les inégalités sans cesse croissantes démontrent le contraire. Il faut s’engager dans la puissance de la modération, de la sobriété.

N’est-ce pas illusoire de penser que l’agriculture conventionnelle puisse effectuer un virage à 180 degrés et changer de modèle ?

Il ne faut pas partir vaincu, même si ce sera évidemment très difficile. Le monde de l’agriculture porte un contentieux séculaire. Le paysan a de tout temps été le « pauvre type ». La civilisation moderne l’a affublé de tous les qualificatifs négatifs. Puis un beau jour on lui a dit : « Paysan, tu vasdevenir moderne, tu vas avoir des machines, tu ne seras plus un plouc mais un exploitant agricole. » On leur a fait miroiter un changement de statut et ils se sont fait piéger. Aujourd’hui, ils alimentent tout le monde – les banques avec leurs emprunts, les industriels avec l’achat du matériel et des produits chimiques – tout en s’appauvrissant eux-mêmes. Plutôt que de dire je suis paysan et j’en suis fier, au lieu de donner toute sa beauté à l’agriculture, la modernité les a humiliés, en a fait des martyrs. Il faudra une profonde et difficile remise en question du monde paysan pour parvenirà faire machine arrière.

D’un autre côté, il existe aussi une montée de l’engagement citoyen, un foisonnement de projets, agricoles ou non, qui se développent dans les territoires. C’est plutôt porteur d’espoir…

La société civile est en train de se forger un nouvel imaginaire face à un système à bout de souffle, dont le déclin se traduit par la montée du chômage, de la pauvreté et de nombreux déséquilibres. Comme ce système n’est plus rassurant, les citoyens cherchent des alternatives. Les innovations sociales qui se multiplient sur les territoires, dans l’écologie, les énergies renouvelables, l’éducation… sont autant d’expérimentations qui vont assurer le futur. Si nous avions des politiques intelligents, ils appuieraient ces initiatives qui émanent de la société civile. Au lieu de cela, ils s’acharnent à faire tenir coûte que coûte un modèle moribond, car ils n’arrivent pas à se détacher de leur précepte fondamental qui est la croissance économique à tout prix.

Encore faut-il mettre en musique ces expérimentations pour leur donner de l’ampleur…

C’est pourquoi, à notre échelle, nous envisageons de lancer une plate-forme citoyenne, un forum civique qui révélera tout ce qu’entreprend la société civile. Un inventaire dynamique des alternatives, en quelque sorte, qui permettra, quelques mois avant les échéances de 2017, de montrer aux politiques ce que font les citoyens.

 

 

 

 

Le déclin des abeilles expliqué en 3 minutes

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http://www.dailymotion.com/video/x22ln5a
 

 

Saisonnalité des fruits et des légumes 5 juillet 2015

Classé dans : ARTICLES ET LIENS UTILES — paniersdelescattes @ 18:32

cagettes

Janvier
Fruits: citron niçois, clémentine, kiwi, mandarine, orange, noix, poire, pomme 
Légumes: betterave, cardon, carotte, céleri branche, céleri-rave, chou(vert, rouge, frisé, pommé, de Bruxelles, brocoli), courges(courge, citrouille, potiron, potimarron…), crosne, endive, navet, panais, poireau, pomme de terre(de conservation), salsifis, topinambour 
Salades: mâche 
Aromates: ail, échalote, oignon

Février
Fruits: citron niçois, kiwi, orange, noix, poire, pomme 

Légumes : betterave, cardon, carotte, céleri-rave, chou(chou de Bruxelles, chou pommé, chou rouge, brocoli), courges(courge, citrouille, potiron, potimarron…), crosne, endive, fenouil, navet, panais, poireau, pomme de terre(de conservation), rutabaga, salsifis, topinambour. 
Salades: frisée, laitue, mâche 
Aromates: échalote, oignon

Mars
Fruits: citron niçois, kiwi, noix, orange, pomme 
Légumes: betterave, cardon, carotte, céleri-rave, endive, navet, oseille, panais, poireau, pomme de terre(de conservation), potiron, salsifis, topinambour 
Salades: laitue, mâche 
Aromates: échalote, oignon

Avril
Fruits: kiwi, pomme 
Légumes : artichaut(camus breton), asperge, blette(ou bette), carotte, chou-fleur, cresson, épinard, fève, navet, oseille, petits pois, petit poivrade, poireau, pomme de terre(de conservation), radis rose 
Salades: frisée, laitue 
Aromates: échalote, oignon

Mai
Fruits: cerise, rhubarbe 
Légumes : artichaut, asperge, blette(ou bette), chou-fleur, cresson, épinard, fève, haricot vert, oseille, petits pois, poivrade, radis rose 
Salades : laitue, pourpier, scarole 
Aromates : échalote, oignon

Juin
Fruits: abricot, amande, cerise, figue, fraise, framboise 
Légumes : artichaut, asperge, blette(ou bette), cerfeuil, chou-fleur, courgette (ronde de Nice ou blanche de Virginie), fenouil, fève, haricot vert, oseille, petits pois, pomme de terre (primeur), radis rose, melon 
Salades: laitue 
Aromates: aneth, basilic, ciboulette, coriandre, échalote, estragon, laurier, marjolaine, menthe, oignon, origan, persil, piment, romarin, sauge, thym

Juillet
Fruits: abricot, brugnon, cassis, cerise, figue(fraîche), fraise, framboise, groseille, mirabelle, mûre, myrtille, pastèque, pêche, prune 
Légumes: artichaut, aubergine, blette(ou bette), brocolis, carotte, concombre, cornichon, courgette, fenouil, fève, haricot vert, petits pois, pomme de terre(primeur), tomate 
Salades: laitue, 
Aromates: ail(frais), échalote, oignon

Août
Fruits: abricot, cassis, figue(fraîche), fraise, framboise, groseille, melon, mirabelle, mûre, myrtille, pêche, prune, raisin. 
Légumes: artichaut, aubergine, blette(ou bette), brocolis, carotte, concombre, courgette, fenouil, flageolet, haricot vert, maïs, poireau, poivron, pomme de terre(de conservation), salsifi, tomate 
Salades: laitue, salade chicorée 
Aromates: ail, échalote, oignon,

Septembre
Fruits : figue(fraîche), fraise, framboise, melon, mirabelle(notamment celle de Lorraine), mûre, myrtille, pêche, poire, pomme, prune, raisin(chasselas de Moissac, muscat de Hambourg). 
Légumes : artichaut, aubergine, betterave, blette(ou bette), brocolis, carotte, chou, chou de Bruxelles, chou-fleur, concombre, courges(courge, citrouille, potiron, potimarron…), courgette, épinard, fenouil, flageolet, haricot(coco paimpolais, lingot, mogette, haricot blanc), haricot vert, maïs, poireau, poivron, pomme de terre(de conservation), radis rose, salsifi, tomate. 
Salades: frisée, laitue, salade chicorée 
Champignons: girolle,cèpe et bolet 
Aromates: échalote, oignon,

Octobre
Fruits: châtaigne, coing, feijoa, figue(fraîche), fraise, framboise, kiwi, noix, pêche de vigne, poire, pomme, raisin. 
Légumes : artichaut, aubergine, betterave, blette(ou bette), brocolis, carotte, céleri-rave, chou, chou de Bruxelles, chou-fleur, concombre, courges(courge, citrouille, potiron, potimarron…), courgette, épinard, fenouil, haricot vert, navet, panais, poireau, poivron, pomme de terre(de conservation), radis rose, salsifi, tomate, topinambour 
Salades: laitue, mâche, salade chicorée 
Champignons: cèpes et bolets 
Aromates: échalote, oignon

Novembre
Fruits: châtaigne, coing, datte, feijoa, kaki, kiwi, noix, poire, pomme, raisin. 
Légumes: betterave, blette(ou bette), brocolis, carotte, celeri branche, celeri-rave, chou, chou de Bruxelles, chou rouge, chou-fleur, courges(courge, citrouille, potiron, potimarron…), crosne, endive, épinard, navet, panais, poireau, pomme de terre(de conservation), radis rose, salsifi, topinambour 
Salades: laitue, mâche, salade chicorée 
Aromates: échalote, oignon

Décembre
Fruits: châtaigne, clémentine, datte, kiwi, mandarine, noix, orange, pamplemousse, poire, pomme 
Légumes : betterave, cardon, carotte, céleri-rave, chou, chou de Bruxelles, chou rouge, courges (courge, citrouille, potiron, potimarron…), endive, igname, navet, panais, poireau, pomme de terre (de conservation), salsifis, topinambour 
Salades: mâche, salade chicorée 
Aromates: échalote, oignon

 

 

 » En quête de sens » 18 février 2015

Classé dans : ARTICLES ET LIENS UTILES — paniersdelescattes @ 13:13

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Ce film est l’histoire de deux amis d’enfance qui ont décidé de tout quitter pour aller questionner la marche du monde. Leur voyage initiatique sur plusieurs continents est une invitation à reconsidérer notre rapport à la nature, au bonheur et au sens de la vie…

 » En quête de sens » est un projet documentaire qui est né d’un constat partagé par un nombre croissant de citoyens : notre société occidentale est malade, prisonnière d’une logique qui engendre plus de destructions, d’injustices et de frustrations que d’équilibre et de bien être. L’impératif de rentabilité économique à court terme prend aujourd’hui le pas sur l’intérêt général en dépit du bon sens. La logique prédatrice qui s’impose comme la norme, assombrit notre avenir commun.

Pour sortir de cette impasse ce n’est pas de plus de savoir, de plus de technologie, ou de croissance dont les hommes ont besoin, mais de plus de recul, de bon sens, en un mot : de plus de sagesse.

Tissé autour de rencontres improbables, de doutes et de joies, ce film apporte un message d’espoir à ceux qui se sentent impuissants devant leur poste de télévision.
Le changement est en marche de par le monde. Il s’agit d’un changement de conscience, motivé par la nécessité et l’envie de vivre en harmonie avec soi-même, les autres et l’environnement.

Les mots-clés : connaissance de soi, sobriété heureuse, altermondialisme, écologie, spiritualité, agriculture urbaine, agro-écologie, démocratie, oligarchie, interdépendance.

Ce documentaire a été coproduit grâce à une campagne de financement participatif qui a mobilisé  963 internautes. Il est distribué de manière indépendante par l’association Kamea Meah.

Pour plus d’informations et voir la bande-annonce : http://enquetedesens-lefilm.com/

 

 

 

A vos graines citoyens ! 5 février 2015

Classé dans : ARTICLES ET LIENS UTILES — paniersdelescattes @ 20:51

Article paru dans un blog de le Monde.fr : http://gastronomie.blog.lemonde.fr/

29 janvier 2015

A vos graines, citoyens !

Growing seed ©USDA

La biodiversité est en danger, et notre monde avec. Saviez-vous qu’en un siècle, 75% des espèces comestibles cultivées ont disparu (chiffres FAO) ? La société moderne a réussi à éradiquer des milliers de végétaux qui nous accompagnaient, et nous nourrissaient, depuis la nuit des temps.

Aujourd’hui, les multinationales semencières (Monsanto, Dupont, Syngenta, Limagrain, Bayer…) tentent de s’arroger le monopole des graines, pour privatiser le vivant et prendre le contrôle de ce que plantent agriculteurs et jardiniers, et, par ce biais, l’essence de ce qui nous fait vivre.

Alors que de tout temps, les paysans ont collecté, préservé, replanté et échangé leurs graines librement, l’Europe s’est inventée un catalogue officiel des graines autorisées – notamment de nombreux hybrides F1, qui ne se ressèment pas et doivent donc être rachetés chaque année par le cultivateur. Tout agriculteur qui plante autre chose et vend les fruits de sa production, est aujourd’hui considéré hors-la-loi.

©Luc Legay

Cultures de blés anciens ©Luc Legay

La graine, c’est une chose minuscule, qu’on a tendance à négliger. Elle est même parfois perçue comme une nuisance : on jette les noyaux, on crache les pépins, on retire les germes. Pourtant, elle est fondamentale. Elle est à l’origine de la vie. Les industriels ne s’y sont pas trompés, qui fomentent depuis bientôt 30 ans leur mainmise sur le vivant à travers ces pépites organiques.

Mais il n’est pas trop tard. Face à eux, des gens se battent un peu partout. Militants philosophes et féroces, comme Vandana Shiva, la « diva verte » indienne, organismes luttant pour la « libération des semences », comme l’association Kokopelli, le réseau Semences Paysannes, lesIncroyables ComestiblesGraines de Troc, ou encore le mouvement Colibris… Et aussi, envers et contre tout, une poignée de paysans amoureux de variétés anciennes, de leurs noms poétiques, de leurs formes biscornues et de leurs goûts délicieux. J’en parle autant que je peux dans mes pages…

Ferme Sainte Marthe

La Ferme de Sainte-Marthe, en Maine-et-Loire

Pour défendre la production, préservation et dissémination de graines fruitières et potagères traditionnelles, Philippe Desbrosses, pionnier de l’agriculture biologique et fondateur de l’association Intelligence Verte et de la ferme expérimentale de Sainte-Marthe, a lancé le projet Graines de Vie, qui propose à tout citoyen d’apprendre (gratuitement) à cultiver et préserver les graines, mais aussi à les répandre, et à répandre le savoir.

Pour plus d’informations, il suffit d’aller sur le site ici, où interviennent de passionnants défenseurs du sujet, comme Cyril Dion (Colibris), la réalisatrice Coline Serreau, le botaniste-écologue Jean-Marie Pelt et bien d’autres. Je vous invite vivement aussi à planter votre première graine en contribuant à leur campagne de financement participatif ici (il ne reste que quelques jours !).

Graines de vie

« Comme l’eau ou l’air qu’on respire, les graines sont un bien commun de l’humanité, qui nous permet de vivre, dit Cyril Dion. Les privatiser, cela s’apparente à perdre une démocratie, car la démocratie, c’est avoir, collectivement, le contrôle de choses dont nous dépendons pour vivre. »

Alors, réveillons-nous, citoyens ! Et plantons, récoltons, partageons, disséminons furieusement, pour préserver la liberté et la diversité de notre planète, de nos assiettes et de nos vies.

Camille Labro

Pour en savoir plus, regardez ce film documentaire :

 

Image de prévisualisation YouTube

 

©slimmer_jimmer

 

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